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BRÛLER VIFS : NOTRE DESTIN ?

  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture

ALERTE MAXIMALE

Nos pouvoirs font comme si tout allait "naturellement" revenir dans l'ordre alors que les alertes se multiplient face aux séries de vagues de chaleurs de juin et juillet 2026. Le changement climatique se matérialise au quotidien : incendies, maisons et hectares de nature détruits, taux de mortalité à la hausse, etc.

Le HCC alerte en particulier "sur les reculs sur l'artificialisation des sols". Les collectivités territoriales ont leur part de responsabilité. Le rapport note que face aux problèmes de congestion, « le développement de voirie n'est pas efficace du fait de l'induction de trafic, cela peut même l'aggraver »(... )« La construction d'infrastructures de transport permettant de relier des espaces et de se déplacer plus vite (voies rapides, contournement, etc.) a également joué un rôle » dans l'augmentation des distances parcourues en voiture.


BRÛLER N'EST PAS UNE FATALITÉ

Les activités humaines sont la cause du réchauffement climatique.

Baisser les émissions de gaz à effet de serre c'est possible avec :

Moins de bétons, moins de routes, moins de camions

Plus de transports en commun, plus de vélos, plus de nature.



Nos politiques doivent impérativement et rapidement arrêter les projets climaticides

Un moratoire sur les projets routiers est un moyen pratique pour changer de cap.


Si la route est un contributeur net au budget de l'État sur un plan purement comptable, elle constitue un fardeau net pour la société dès que l'on monétise ses impacts sanitaires, climatiques et patrimoniaux. Le déficit social et environnemental est massif.

1. Les externalités dépassent largement les recettes fiscales

Alors que les recettes fiscales spécifiques à la route s'élèvent à environ 39,2 milliards d'euros (chiffres 2016), le coût des nuisances générées est bien plus élevé :

  • Estimation officielle (CGDD) : Le Commissariat général au développement durable évaluait en 2015 les externalités de la route à 50,5 milliards d'euros par an (accidents, pollution, bruit, climat), un montant déjà supérieur aux taxes perçues.

  • Estimation européenne (EU Handbook) : En utilisant une méthodologie plus large, le coût externe pour la France grimpe à 109,1 milliards d'euros, la route étant responsable de 83 % de ce montant (soit environ 90,5 milliards d'euros).

  • Estimation systémique (Forum Vies Mobiles) : Le think tank estime que le « système voiture » coûte en réalité plus de 300 milliards d'euros par an à la société française, soit 10 % du PIB.

2. Le poids de l'insécurité et de la santé est écrasant

Certains postes de coûts, à eux seuls, suffisent à annuler les bénéfices fiscaux de la route :

  • Accidents de la route : En 2021, le coût social des accidents a été réévalué à 46,3 milliards d'euros (1,9 % du PIB), incluant les hospitalisations (21,4 Md€) et les décès (10,5 Md€). Ce chiffre dépasse désormais la totalité des recettes fiscales routières annuelles.

  • Pollution de l'air : Son coût total pour la France est estimé entre 68 et 97 milliards d'euros par an. Elle est responsable de 42 000 à 45 000 décès prématurés chaque année.

  • Sédentarité et exclusion : Le Forum Vies Mobiles souligne des coûts souvent oubliés comme la sédentarité liée à l'usage de la voiture et l'exclusion sociale des 60 millions de Français qui ne se sentent pas réellement libres de leurs déplacements.

3. Les impacts environnementaux ne sont pas monétarisés

L'infrastructure elle-même génère des coûts écologiques majeurs dont la réparation ou la compensation n'est pas financée par les usagers :

  • Artificialisation des sols : Les routes occupent environ 1,2 million d'hectares, soit 30 % des surfaces artificialisées en France.

  • Perte de séquestration de carbone : Cette emprise au sol entraîne une perte évaluée entre 0,4 et 2,8 milliards d'euros par an.

  • Extraction de ressources : La construction et l'entretien routier sont les premiers consommateurs de matières en France ; chaque mètre linéaire d'autoroute nécessite 30 tonnes de sable et de gravier.

  • Biodiversité : Les dommages aux habitats sont estimés à 111 100 euros par kilomètre et par an pour les autoroutes.

4. La « Dette Grise » est un déficit d'entretien caché

Le sous-investissement chronique crée un déficit technique que la collectivité devra payer plus tard.

  • Le besoin annuel pour maintenir le réseau est de 14 milliards d'euros, mais les dépenses réelles stagnent, créant un retard d'entretien estimé à 3,4 milliards d'euros supplémentaires par an.
  • Le Cerema prévient qu'un euro non investi aujourd'hui en coûtera 6 à 8 dans les 30 ans en raison de dégradations structurelles irréversibles.

 

Arrêtons de vivre sur des comptes faussement excédentaires.

Nous sommes massivement perdants. Nous vivons aujourd'hui dans nos chairs les conséquences d'hérésies politiques qui bafouent les choix rationnels et stigmatisent ceux qui défendent, la vie, voir la survie.


Les alternatives au tout routier existent et nos mobilisations sont légitimes et vitales.















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